Le cancer de la thyroïde est une pathologie dont le pronostic de guérison est généralement excellent. Grâce aux protocoles de soins actuels (chirurgie, traitement à l’iode radioactif), la majorité des patients reprennent rapidement le cours normal de leur vie. Pourtant, lorsqu’il s’agit de financer un projet immobilier, la réaction des banques peut surprendre.

Face au mot « cancer », les contrats d’assurance collectifs des banques ont parfois tendance à appliquer des réponses standardisées et frileuses. Alors, un cancer thyroïde prêt immobilier est-il synonyme de refus ? Heureusement, non. Des solutions solides existent pour sécuriser votre crédit.

Le droit à l’oubli : la fin des formalités après 5 ans

Pour de nombreuses personnes ayant surmonté cette épreuve, la législation offre une totale sérénité. Si votre protocole thérapeutique est totalement finalisé depuis plus de 5 ans et qu’aucune rechute n’est à déplorer, vous bénéficiez du droit à l’oubli.

Dans cette situation, vous n’avez pas à déclarer vos antécédents médicaux lors de la souscription. L’assureur ne peut pas vous appliquer de surprime ni d’exclusion de garantie. Précision importante : le traitement substitutif quotidien par hormones thyroïdiennes (comme le Lévothyrox), destiné à compenser l’absence de thyroïde, n’est pas considéré comme un traitement contre le cancer et ne bloque pas l’accès au droit à l’oubli.

Traitements récents ou suivi actif : le recours à la convention AERAS

Si vous avez été traité récemment (moins de 5 ans), vous devez mentionner la maladie dans le questionnaire de santé. Votre dossier est alors automatiquement examiné sous l’angle de la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé).

Pour le carcinome de la thyroïde, la grille de référence de l’AERAS se montre de plus en plus souple. Selon le type histologique de la tumeur et l’absence d’atteinte ganglionnaire, les assureurs ont l’obligation d’accorder une assurance prêt thyroïde avec des conditions tarifaires très proches de la normale, parfois dès la fin des traitements ou après seulement un an de suivi stable.

Pourquoi éviter l’assurance de votre banque ?

Les banques proposent des assurances de groupe standardisées qui gèrent mal les dossiers médicaux spécifiques. Pour obtenir une assurance emprunteur maladie adaptée et compétitive, il est indispensable de faire jouer la concurrence via la délégation d’assurance (loi Lemoine).

En tant que mandataire au sein d’un cabinet de courtage spécialisé dans les risques aggravés de santé, je connais précisément les exigences des compagnies d’assurance externes. Mon rôle est de valoriser la qualité de votre suivi médical et de sélectionner l’assureur qui vous couvrira au tarif le plus juste.

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