Lorsque l’on prépare un projet immobilier avec un historique médical lourd, le terme « AERAS » revient systématiquement dans les discussions. Cet acronyme signifie : s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé. Bien qu’elle soit une alliée de taille pour obtenir une assurance prêt maladie grave, ses mécanismes précis demeurent souvent flous pour les emprunteurs.

Comprendre le fonctionnement convention AERAS permet de mieux aborder les démarches administratives et d’optimiser ses chances d’obtenir son financement.

Un mécanisme d’examen automatique à trois niveaux

La convention AERAS n’est pas un contrat d’assurance en soi, mais un dispositif légal obligatoire qui s’applique à toutes les banques et compagnies d’assurance. Si vous déclarez une pathologie sur votre questionnaire de santé et que le contrat standard vous est refusé, votre dossier AERAS est automatiquement orienté vers un système d’examen progressif :

  • Le 1er niveau : C’est l’analyse classique de votre questionnaire de santé. Si le médecin conseil estime que le risque médical sort des critères standards, le dossier bascule au niveau suivant.
  • Le 2ème niveau : Votre demande est soumise à un service médical spécialisé. Ce dernier examine vos pièces justificatives (comptes-rendus, examens) pour proposer une offre sur-mesure, potentiellement assortie d’une surprime ou d’exclusions.
  • Le 3ème niveau : Si aucune solution n’est trouvée au niveau 2, le dossier est envoyé à un pool des trois plus grands réassureurs nationaux. Ce Bureau Commun des Assurances Collectives (BCAC) étudie les cas les plus complexes pour proposer une ultime solution de couverture.

L’écrêtement des surprimes : la protection du budget

L’un des grands points forts de la convention AERAS réside dans son mécanisme d’écrêtement (ou de plafonnement) des surprimes. Pour éviter que le coût d’une assurance prêt maladie grave ne rende le crédit inaccessible, le dispositif prévoit que, sous conditions de ressources, la surprime ne peut pas dépasser 1,4 point dans le taux effectif global (TAEG) de votre emprunt. Le surcoût lié à la maladie est alors partiellement pris en charge par les assureurs et les banques.

Pourquoi confier votre dossier à un spécialiste ?

Bien que protecteur, le parcours AERAS impose des délais de traitement administratifs et des exigences documentaires très strictes. Une seule pièce médicale manquante ou mal expliquée peut mener à un rejet du dossier.

En tant que mandataire au sein d’un cabinet de courtage spécialisé dans les risques de santé aggravés, je vous accompagne pas à pas. Je maîtrise parfaitement les critères des différents niveaux de l’AERAS et je veille à ce que votre profil soit présenté de la manière la plus valorisante et structurée auprès des compagnies d’assurance les plus compétitives.

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