Lors de la souscription d’un crédit immobilier, le coût de l’assurance dépend directement de l’évaluation des risques effectuée par la compagnie. Pour établir ses tarifs, l’assureur croise plusieurs facteurs : l’âge, la profession, mais surtout le mode de vie et les antécédents médicaux.
Parmi les profils dits « hors normes », trois catégories se distinguent par l’application quasi-systématique de majorations tarifaires : le consommateur de tabac, l’emprunteur souffrant d’une affection de longue durée et celui ayant vaincu une pathologie lourde. Alors, entre l’assurance fumeur, le profil malade et l’ancien malade, qui subit la surprime assurance santé la plus lourde sur ses mensualités ?
L’assurance fumeur : une surprime comportementale invisible mais coûteuse
Le tabagisme est perçu par les assureurs comme un risque majeur de mortalité et de maladie cardiovasculaire. Déclarer que l’on fume (même occasionnellement ou via une cigarette électronique) déclenche une majoration automatique de la prime de base.
Cette surprime comportementale oscille généralement entre 20 % et 70 % selon l’âge de l’emprunteur. Sur la totalité d’un prêt immobilier, le statut de fumeur peut doubler le coût global de l’assurance par rapport à un non-fumeur, représentant un surcoût de plusieurs milliers d’euros, sans possibilité de négociation liée à l’état de santé instantané.
Le profil malade : le sur-mesure et le poids des surprimes médicales
Pour un emprunteur souffrant d’une pathologie chronique active (diabète, hypertension sévère, maladie de Crohn, sclérose en plaques), le calcul change de nature. L’analyse repose sur le dossier médical.
Ici, la surprime assurance santé n’est pas forfaitaire mais proportionnelle à la gravité et à la stabilité de la maladie. Elle commence généralement à 50 % et peut grimper jusqu’à 200 % ou 300 % du tarif de base, s’accompagnant souvent d’exclusions sur les garanties d’arrêt de travail (Incapacité/Invalidité). C’est techniquement le profil qui peut payer le plus cher, la majoration s’appliquant à la fois sur le risque de décès et sur les risques d’inactivité professionnelle.
L’ancien malade : la révolution du droit à l’oubli
C’est ici que la législation a profondément modifié la donne. Auparavant, un ancien malade ayant vaincu un cancer ou une hépatite C subissait de lourdes surprimes à vie.
Aujourd’hui, grâce aux évolutions de la convention AERAS et de la loi Lemoine, le droit à l’oubli est fixé à 5 ans après la fin du protocole thérapeutique (et en l’absence de rechute). Passé ce délai légal, l’assureur a l’interdiction stricte d’appliquer une surprime ou une exclusion pour cette ancienne pathologie. L’ancien malade paie donc exactement le même prix qu’un emprunteur n’ayant jamais été malade. En revanche, avant ce délai de 5 ans, il reste soumis à des surprimes médicales indexées sur les grilles de risques aggravés.
L’accompagnement par un courtier spécialisé
En résumé, si l’ancien malade guéri depuis plus de 5 ans est totalement épargné, l’emprunteur avec une maladie active subit les surprimes les plus élevées, souvent suivi de près par le profil fumeur.
En tant que mandataire au sein d’un cabinet de courtage spécialisé dans les risques de santé aggravés et les profils complexes, mon rôle est de gommer ces différences tarifaires. Grâce à la loi Lemoine, je mets en concurrence les compagnies d’assurance externes pour trouver l’assureur alternatif le plus tolérant face à votre mode de vie ou votre pathologie, vous garantissant ainsi le coût le plus bas possible pour sécuriser votre prêt.
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